Charlotte Siepiora : « La musique de Duke Ellington et Philip Glass subliment mes voyages en train »

février 2022

Aimer/ Danser

Charlotte Siepiora est danseuse. Élève du Conservatoire Supérieur de Lyon, elle se révèle au sein du ballet d’Angelin Prejlocaj pour qui elle consacre une large partie de sa carrière. Appelée sur les plus belles scènes, du théâtre de la Maestranza à Séville jusqu’au fameux Mariuski à Saint-Pétersbourg, l’artiste a voyagé dans le monde entier. À l’occasion de la sortie de la première capsule Eric Bompard X Orient-Express, elle met en scène et en mouvement les pièces d’une collection en cachemire d’exception.

High Life : Qui est votre meilleur compagnon de route ?

 

Charlotte Siepiora : Mon ordinateur. J’ai besoin de lui en permanence. Pour travailler, écrire, lire, regarder des films.

 

HL : Plutôt train ou avion ?

 

C.S : J’aime voyager au-dessus des nuages mais le train m’émerveille dans mes parcours en Europe. Les paysages, le rythme relaxant, l’esprit d’aventure, tout me plaît.

 

HL : Un bruit de gare ?

 

C.S : Les notes de piano qu’on entend sur les quais de gare, et provenant de musiciens inconnus. La musique est essentielle pour moi. C’est ma première inspiration.

 

HL : Le nombre de pays visités ?

 

C.S : Une vingtaine. Et l’Italie, les Etats-Unis et la Chine, plusieurs fois. A chaque fois pour des rendez-vous artistiques. Mon métier de danseuse et de comédienne m’a fait voyager aux quatre coins du monde.

 

HL : De quel voyage gardez-vous un souvenir extraordinaire ?

 

C.S : J’ai été fasciné par Rome, par sa beauté incomparable, l’harmonie de cette ville, ses jardins. Littéralement un musée à ciel ouvert. Le romantisme transpire partout. J’ai un souvenir extraordinaire d’une soirée de concert à la Villa Médicis. J’aime aussi terriblement Paris et Londres où je viens d’aller admirer les danseurs du Royal Ballet de Londres.

 

HL : Les 3 articles que vous n’oubliez jamais d’emporter en voyage ?

 

C.S : Une robe noire pour aller d’un cocktail à un autre, celle de la talentueuse créatrice, et amie, Yiqing Yin. Une paire d’escarpins signée Pierre Hardy et une étole en cachemire beige de la maison Bompard qui me réconforte, me réchauffe et avec laquelle il m’arrive de dormir.

HL : La meilleure musique à écouter à bord de l’Orient-Express ?

 

C.S : Philip Glass, une musique hypnotique, ou Duke Ellington, un style plus suave, plus sensuel parfaite à écouter à la voiture-bar.

 

HL : Un livre à emmener en voyage ?

 

C.S : Je lis toujours plusieurs livres à la fois. À choisir je dirais n’importe quel roman de Leïla Slimani. Je suis une admiratrice de sa plume incisive. C’est une conteuse remarquable. J’adorerais la rencontrer.

 

HL : Qu’est-ce qui vous ennuie lorsque vous voyagez ?

 

C.S : Les retards. Je perds patience rapidement et ça ne s’arrange pas avec l’âge.

 

HL : Comment vous imaginez-vous dormir dans l’Orient-Express ?

 

C.S : Nue dans des draps d’une douceur infinie.

 

HL : Si vous deviez réunir 5 personnages – morts ou vivants – à bord de votre cabine, qui seraient-ils ?

 

C.S : Des artistes. Whitney Houston, Rita Hayworth, Albert Camus, Philip Glass et le photographe Paolo Roversi. Un moment que j’imagine éblouissant, drôle et inspirant.

 

HL : De quoi parleriez-vous ?

 

C.S : J’imagine des conversations en toute liberté, qui parleraient de voyage, de création. Un moment de pure création, intemporel, universel, inoxydable.

 

HL : En 2869, de quelle façon voyagerons-nous selon vous ?

 

C.S : J’espère que le monde virtuel ne sera pas un modèle unique. Que le voyage physique sera toujours d’actualité, clé de l’ouverture vers le monde et de la rencontre à l’autre.

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